• Imprimer
Interviews de professionnels

La Cité de la Gastronomie vue par Stéphanie Daumin et Anne Pétillot

Stéphanie Daumin et Anne Pétillot font le point sur le projet de Cité de la gastronomie en Val-de-Marne

vignette Stephanie Daumin

Stéphanie Daumin est Présidente du Syndicat d'études de la Cité de la gastronomie Paris-Rungis et Anne Pétillot, directrice de la Cité de la gastronomie Paris-Rungis.

Le projet de la Cité de la gastronomie Paris-Rungis a été retenu dans le cadre de l’inscription du « Repas gastronomique des Français » par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La Cité de la gastronomie Paris-Rungis s’inscrit dans le Réseau des Cités aux côtés de Dijon, Lyon et Tours. Collectif et fédérateur, ce projet est porté par les villes de Chevilly-Larue, Orly, Rungis, Thiais et Paris, le Département du Val-de-Marne et la Région Ile-de-France. Adossé au Marché international de Rungis, ce nouvel équipement au sein d’un quartier animé de 7 hectares dédié à la gastronomie ouvrira ses portes sur la même place publique que la gare « MIN Porte de Thiais - Cité de la gastronomie » en 2024. Collectif et fédérateur, ce projet est porté par les villes de Chevilly-Larue, Orly, Rungis, Thiais et Paris, le Département du Val-de-Marne et la Région Ile-de-France. Adossé au Marché international de Rungis, ce nouvel équipement au sein d’un quartier animé de 7 hectares dédié à la gastronomie ouvrira ses portes sur la même place publique que la gare « MIN Porte de Thiais - Cité de la gastronomie » en 2024.  Avec l’excellente accessibilité routière actuelle et l’arrivée du métro sur le terrain (prolongement de la ligne 14 dans le cadre du Grand Paris Express), la Cité de la gastronomie sera à 4 stations de Paris et à 15 minutes de Gare de Lyon.

Quel sera concrètement le positionnement de la Cité de la gastronomie et quelles valeurs véhiculera-t-elle ?

vignette Anne Petillot

Le territoire de Paris et du Val-de-Marne est synonyme d’innovation et de création. Ce constat, associé à la proximité avec le Marché international de Rungis et ses produits, nous a amenés à travailler sur la thématique de l’alimentation durable et de la gastronomie responsable. C'est le « repas gastronomique des Français » qui a été inscrit par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, c'est-à-dire le repas de fête partagé en famille et entre amis. La cuisine en fait partie mais ce n'est pas l'unique élément, les dimensions culturelle et sociale sont très importantes. Le repas est un vecteur pour rassembler tout le monde et partager de bons moments. Parce que nous partageons des rites et des rituels, le repas a un rôle d'intégration sociale.

La Cité doit être un lieu agréable, ouvert à tous dans lequel on ait plaisir à se retrouver autour d'une table et échanger que l'on soit habitant, touriste, déjà professionnel ou en formation. Il faut que la Cité soit un vrai centre de ressources et qu’elle puisse accueillir les associations locales et les établissements scolaires. La Cité s’attachera ainsi à ce que la gastronomie reste avant un tout un art populaire et ce, à travers plusieurs composantes essentielles de son ADN : la convivialité, la créativité et l’éthique. Nous veillerons donc à transposer ces notions selon une approche artistique et sociale en faisant dialoguer gastronomie avec conte, danse, théâtre, musique… L’idée est de faire réfléchir le public sur le sens du repas via la pratique artistique et de s’interroger sur la forme que prendra le repas gastronomique dans le futur.

Une Cité hors-les-murs existe déjà. Quelles autres actions sont programmées avant l'ouverture du site en 2024 ?

De nombreuses actions vont voir le jour dès cette année pour aller à la rencontre des publics, à travers la programmation culturelle et éducative de la « Cité hors-les-murs ». Parmi ces actions, l’exposition parisienne qui débutera symboliquement le 16 novembre 2018, date anniversaire de l’inscription par l’UNESCO du repas gastronomique des Français. A l’image de la Cité de la gastronomie qui est un trait d’union entre Paris et Rungis, cette exposition itinérante se déplacera ensuite sur les territoires val-de-marnais. Dès l’automne 2018, la plateforme numérique de la Cité sera mise en ligne. Véritable portail de connaissances conformément aux attentes de l’UNESCO, la Cité numérique a pour ambition de devenir le site de référence en termes d’alimentation durable et de gastronomie responsable autour de la pratique sociale et festive du repas. La Cité de la gastronomie Paris-Rungis souhaite également démarrer ses missions de médiation culturelle auprès des jeunes publics (en milieu scolaire et en famille). La construction du programme culturel et pédagogique est la première action à mener avec les professionnels et les équipes d’universitaires mobilisés sur ce volet spécifique. L’idée étant d’organiser, dès 2019, des ateliers dans un bus aménagé itinérant.

Les Jeux Olympiques d’été à Paris en 2024 seront sûrement une belle opportunité pour promouvoir la Cité. Quelle articulation avec le Comité départemental du tourisme pourrait être imaginée pour favoriser son attractivité ?

Les Jeux Olympiques sont effectivement une belle opportunité et constituent un tremplin idéal pour faire connaître la Cité lors de son ouverture au public. Cet événement sera l’occasion pour promouvoir la Cité à l’international autour d’un schéma touristique à développer. Une stratégie de communication calibrée et coordonnée avec les acteurs concernés, dont le Comité départemental du tourisme du Val-de-Marne, permettra d’identifier la Cité comme l’un des sites clés à découvrir lors de la participation à cet événement mondial. La proximité géographique du site avec Paris est un atout d’attractivité considérable. De nombreux spectateurs transiteront via l’aéroport de Paris-Orly tout proche de la Cité grâce au prolongement de la ligne de métro 14 qui la desservira, à seulement deux stations. L’un des enjeux sera d’attirer ce public au sein du site.

Propos recueillis par Alexis Bertrand pour Val-de-Marne Tourisme & Loisirs et publiés le 12/06/18  

Haut de page