On a testé pour vous la visite du Parc zoologique de Paris

Direction le bois de Vincennes et le Parc zoologique de Paris, à la découverte de cet espace innovant dédié à la préservation des animaux.  

Je suis impatient de découvrir le site qui a fait peau neuve après 5 ans de fermeture et plus de 2 ans de travaux. Cinq biozones ont ainsi été imaginées, recréant les milieux naturels dans lesquels évoluent les animaux : Sahel-Soudan, Europe, Guyane, Madagascar et Patagonie, le tout dans une architecture intégrée dans les paysages. Le rocher emblématique, lui, n’a pas bougé.

Le plan en main, c’est parti pour un parcours de 4 kilomètres à travers le monde animal !

Plus de 2000 animaux et 180 espèces animales

Je débute cette visite par la biosphère Patagonie présentant trois milieux : la pampa, les côtes rocheuses et la forêt andine. Je crois reconnaître des autruches, mais il s’agit de nandous. Leur différence tient au nombre de leurs doigts : l’autruche en a deux, les nandous trois. Des panneaux explicatifs, situés devant les enclos, permettent de mieux connaître les espèces : poids, taille, localisation géographique, régime alimentaire ou encore espérance de vie. Deux autres animaux attirent mon attention car ils présentent une forte ressemblance physique avec les lamas : les vigognes et les guanacos. Ces derniers peuvent vivre jusqu’à 4000 mètres d’altitude, sur les hauts plateaux andins. Une véritable prouesse tant l’oxygène est rare à cette altitude.

La biozone africaine du zoo de Vincennes
La biozone Sahel-Soudan ©A. Bertrand

Plus loin, un grand bassin vitré jouxte celui des otaries à crinière et permet d’apprécier le ballet sous-marin des manchots de Humboldt, pour le plus grand plaisir des visiteurs ! Ces champions de la natation peuvent descendre jusqu’à 100 mètres de profondeur grâce à leurs doigts palmés et leur queue faisant office de gouvernail.

Le bassin du Parc zoologique de Paris
Le bassin des pingouins de Humboldt ©P. Perin

Au plus près des animaux

Place ensuite à la découverte de la biosphère africaine du Sahel-Soudan, la plus grande du parc zoologique : elle présente 44 espèces sur 45 hectares. Un point de vue surélevé offre une vue panoramique sur le zoo. D’ici, je distingue facilement les zèbres en contrebas, occupés à manger sous le regard des curieux, ainsi que les girafes au loin. Des rhinocéros blancs sont également présents et pour eux aussi, c’est l’heure du repas ! Cette espèce quasiment menacée d’extinction vit principalement dans les pays du sud de l’Afrique et se distingue de son cousin le rhinocéros noir par des différences physiques comme le museau plus large et une protubérance sur le cou.

Les zèbres du Parc zoologique de Paris
Les zèbres ©A. Bertrand

En cette chaude journée, difficile d’observer le roi de la jungle qui se fait discret et préfère se reposer à l’ombre à l’écart des visiteurs qui le cherchent du regard.

La poursuite de la visite m’amène à  la maison des girafes, un espace leur étant entièrement dédié. À l’abri de la chaleur dans leur enclos, l’observation se fait depuis une grande baie vitrée surélevée. Pas facile de reconnaître Adeline la girafe dans ce troupeau de 16 animaux, le plus grand d’Europe ! Star incontestée du zoo, elle y est née il y a 20 ans et y a grandi. Saviez-vous qu’elle adore la pastèque ?  En sortant, j’entends des cris. Mais que se passe-t-il ? Je m’approche de l’enclos des babouins de Guinée, au pied du grand rocher. Ils virevoltent sur les cordes et les rochers et jouent à se pourchasser. Leurs voltiges ne manquent pas de faire rire les enfants, le nez rivé sur les vitres d’observation. Spectacle garanti !

Les girafes et le rocher du parc zoologique de Paris
Les girafes ©A. Bertrand

La suite de la visite me conduit à la zone Europe, située sous le grand rocher. Ce vivarium géant recréant les conditions d’un marais abrite lézards, serpents et autres tritons, des espèces rares. Puis, passage à l’extérieur ou une forêt Européenne a été reconstituée pour permettre aux lynx ainsi qu’aux gloutons, souvent comparés à tort à des ours, d’évoluer. Diablo le loup ibérique est là aussi. À moins de cinq mètres, il m’observe : son regard est impressionnant !

Observation d'animaux au Parc zoologique de Paris
Observation des lionnes ©A. Bertrand

Aux portes du Val-de-Marne, la forêt Amazonienne !

La gigantesque serre de 12.000 m² de la biosphère Guyane est la réplique d’une forêt équatoriale. Après avoir poussé les portes, je suis saisi par l’atmosphère gorgée d’humidité. Des plantes tropicales poussent en nombre dans cet immense espace : on s’y croirait ! Les animaux phares de cette biozone sont les lamantins, mammifères marins pesant jusqu’à 500 kg. Un seul individu ingurgite quotidiennement plus de 50 kg de salade ! Pourtant imposants par leur taille, je suis impressionné par leurs déplacements sous-marins très gracieux.  Le paresseux, fidèle à sa réputation, s’est installé en haut d’un arbre et se repose. Un groupe de curieux, smartphones en main, tente d’immortaliser ce moment qui n’est pas si rare : il passe en moyenne dix heures de sa journée à dormir.

Dernière étape de mon parcours, Madagascar et ses deux écosystèmes : les forêts tropicales humide et sèche. À l’intérieur de la serre, je retrouve les fameux lémuriens qui plaisent tant aux enfants pour leur ressemblance à un personnage de dessin animé, tout comme Léon le caméléon panthère. Je découvre, étonné, que sa capacité à changer de couleur est davantage un moyen de communication visuelle plutôt qu’une technique de camouflage et qu’elle dépend de ses émotions plutôt que de son environnement.

La biozone Guyane du Parc zoologique de Paris
Au cœur de la biosphère Guyane ©A. Bertrand

Une immersion totale !

Le parc est également doté d’une clinique vétérinaire. Véritable curiosité, cet espace permet aux visiteurs d’observer le personnel vétérinaire en plein travail lors des interventions sur les animaux du parc.

La clinique vétérinaire du Parc zoologique de Paris
La clinique vétérinaire ©A. Bertrand

La grande volière africaine propose de vivre également une expérience unique. Pas moins de 30 espèces d’oiseaux y évoluent en toute liberté à mes côtés : flamants roses, touracos, spatules blanches ou calaos trompette en font partie. Je traverse la passerelle en bois reliant la volière d’un bout à l’autre tandis que des oiseaux viennent se poser à quelques mètres de moi. L’immersion est totale : c’est l’endroit rêvé pour tous les photographes animaliers !

Et pour une pause gourmande, plusieurs choix s’offrent à vous : deux restaurants sont présents dans le parc. Le Siam est à proximité de l’entrée tandis que le Zarafa est niché au cœur de la biosphère Sahel-Soudan. Une aire de pique-nique avec des espaces aménagés est également à disposition des visiteurs, et des points de restauration de vente à emporter sont disséminés dans le parc.

La volière du Parc zoologique de Paris
Au cœur de la volière ©A. Bertrand

Participez à la conservation des espèces !

Vous aussi, découvrez ce lieu étonnant lors d’une visite entre amis ou en famille. En plus du tracé principal, d’autres parcours sont également proposés autour de thématiques précises : sur la biodiversité, un parcours ludique pour les enfants et également une thématique « coulisses du zoo ».

Glissez vous aussi dans la peau d’un apprenti soigneur le temps d’une journée et allez au plus près des animaux du zoo, accompagné de soigneurs. Enfin, des animations sont également proposées toute l’année.

Si vous le souhaitez, vous pouvez parrainer l’un des animaux du parc zoologique. L’objectif est d’aider à la conservation et à la protection d’espèces menacées. 

Des plans de visite sont édités selon les saisons, en automne/hiver et printemps/été.

Touriste en Val-de-Marne, je possède plus de paires de chaussures que de place dans mon appartement.

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